Création 2024,
en diffusion

CHARIVARI
de Magali Basso
Un conte philosophique et sonore, porté par un clown, une balade initiatique, une métamorphose poétique, et absurde.
De terrains vagues en terrains vagues, un clown à la recherche d’une terre, d’un espace et d’un avenir. Il cherche à se définir, pour devenir un humain comme les autres et du tiraillement que cela implique forcément. Si je ne suis pas qui je suis, alors qui je suis ? L’histoire est aussi vague que son terrain. Mais bon, il parait que l’espèce en cours pourrait disparaitre bientôt.
Projet soutenu par La Maison Jacques Copeau, La fondation Raymond Devos (78), La ville de Montreuil (Théâtre des Roches) (93), Nouveau Gare au théâtre (94), LezartiCirque (Suisse), , Le Chapiteau d’Adrienne (91), Le réseau Raviv.
Merci, merci de nous avoir permis de partager ce moment de grâce poétique pendant lequel on a pu respirer —c’est si rare par les temps qui courent— un peu au-dessus de l’énorme brouillard vicié du marigot de la sous culture médiatico-consensuelle.
Baramine ouvre les fenêtres de notre sensibilité à la poésie subversive, à une autre vision de nous-même et de ceux qui ne comprennent pas les paroles et les bruits comme « tout le monde », les enfants trop sensibles, tous les petits princes amoureux d’une rose, même si elle l’agace et qui sentent battre le coeur de leur mouton dans sa boîte, les déclassés, les décalés, ceux qui se révoltent, ceux que l'on juge en comparution immédiate car on pense qu'ils ne savent pas ce qu'est un lion, pour une histoire de bec ou de trompe, les êtres libres qu’on essaie de mettre en étiquette, en conserve ou en cage.
Ce qui est troublant chez un clown tel que Baramine, c’est qu’il/elle a tendance à mettre le doigt où ça fait mal. Pas par sadisme ou cruauté mais parce que sa candeur extralucide, son indestructible fragilité, sa folle sagesse, sa profonde légèreté, nous mettent en face du miroir déformant de nos certitude, de nos propres contradictions…
Bref, j’aime Baramine comme j’aime le Petit Prince de St Exupéry, l’ange des Ailes du désir de Wenders, Gelsomina de la Strada de Fellini, ces êtres tombés sur terre par inadvertance et qui n’ont peur ni de vivre ni de mourir, chaque moment pour eux est une éternité… comme l’équilibre du stylo sur la table de camping !
Laurent c.
- Soutien à la mise en scène : Jean-Paul Mura
- Regard extérieur : Christelle Carmillet
- Scénographie : Alice Molet
- Création sonore : Jérôme Baillet
- Création Lumières : Jack Vincent
- diffusion : Mathieu Lavergne 06.37.45.70.03 lavergnediffusion@gmail.com
Mille remerciements particuliers à Julien Parent,
- Durée du spectacle : 50 minutes
23 février 2024 à Pontarlier Théâtre du Lavoir
23 aout 2024 à Sainte Croix, LeZartiCirque
14 & 15 novembre 2024 - à Malakoff , Théâtre Le Magasin (92).
23 novembre 2024 (forme courte) à Montreuil (93), Théâtre des Roches
7 février 2025 à Corbeil-Essonnes dans le cadre du projet du territoire ''La beauté du souvenir #4'' mené par la Cie Liria https://liriacompagnie.com/
le 16 mais 2025 à Ris -Orangis et le 20 juillet 2025 en Bourgogne (infos à venir)



Créés

VISITES
Jon Fosse
mise en scène Jean-Paul Mura
collaboration artistique Magali Basso
avec
Claire Aveline Ninon Leyshon
Théo Mura Nicolas Rappo
scénographie Delphine Sainte-Marie
et Jean-Paul Mura
lumières Marie Laverdant et Ugo Perez
création sonore Jérôme Baillet
Création en janvier 2022 aux Bords de Scènes
Festival Off d'Avignon 2023
une co-production avec
Les Bords de Scènes - Grand-Orly Seine Bièvre
soutenue par La Région Ile-de-France, RAVIV,
le TMB-Jean-Guerrin et la Ville de Montreuil (93)


« J'écris - en ce qui concerne la forme, pas le contenu - des textes fermés sans vouloir les rendre énigmatiques parce que je sais pertinemment ce que j'écris. Les images du vide que je conçois peuvent dire quelque chose sur notre société, elles le font pourtant d'une manière implicite. En ce sens, mon écriture est en effet un commentaire critique, voire politique, si on veut. » Jon FOSSE

SOLI LOCK
écrit et mis en scène par Magali Basso
avec Magali Basso et Jean-Paul Mura
production compagnie Théâtre du Nonde
avec le soutien de la MJC de Ris-Orandis (91)
le Théâtre des Roches de Montreuil (93)
et les Bords de Scènes Grand-Orly Seine Bièvre (91)
"L'amour, c'est offrir à quelqu'un qui n'en veut pas, quelque chose que l'on n'a pas.” Jacques Lacan
Ils sont tombés de haut ! Ils tombent du ciel… Ils voudraient bien se défaire l’un de l’autre, quoique… et se rejoue toujours cet instant de la séparation, la rupture, entre ciel et terre, entre désir d’union et désir d’émancipation, se débarrasser des clichés, des habitudes, des conventions.
LA GRANDE IMPRECATION DEVANT LES MURS DE LA VILLE
de Tankred Dorst
mise en scène Jean-Paul Mura
avec Tamara Schmidt Ghislain Mugneret
Christian Jéhanin Julien Parent
lumières et création sonore Xavier Gruel
coproduction avec Les Portes de L'Essonne (91)
Derrière la muraille, des soldats. Survivants d’un conflit passé ballottés entre attente, crainte et ennui.
Et voilà, qu’une femme ose venir se planter là, au pied de la muraille et exige qu’on lui rende son mari. Aux yeux des soldats, son unique fonction est de rompre le fil du quotidien.
Deux espaces, métaphore de nos sociétés libérales. Espace scindé en deux, bâches frontières entre un dedans et un dehors. L’extérieur nous renvoie au rationnement économique que vivent les plus démunis tandis que l’intérieur traite de la dégénérescence de la pensée de ceux qui ont le pouvoir, même relatif…
Entre reality-show et jeux du cirque pour public masculin.

L'AUTRE MAISON
de Ghislain Mugneret
mise en scène Jean-Paul Mura
avec
Magali Basso Nadia Chalom Robert Darnai
Maria de Freitas Fatima Doukhan Kaci
Anne-Marie Secret Laurent Vassal
Jacqueline Vignaud Rehima Yahiaoui
coproduction avec Les Diseurs, association culturelle et artistique à l'Hôpital de La Ville-Evrard
L'autre Maison est le domicile imprécis des interprétations et déformations de la réalité. C'est une fable qui interroge sur l'identité toujours imprécise, sur l'équilibre précaire de la condition humaine.
L'histoire racontée ici de cette femme, son parcours de vie, d'une maison à l'autre, glisse de bout en bout du tragique au burlesque en empruntant les formes oniriques du conte.
LA FARANDOLA DELLE MASCHERE
de et par Jean-Paul Mura et Elisabeth Potier
L’acteur au centre.
Décor minimaliste installé en fond de scène composé de tissus empilés aux couleurs vives ou de simples draps soutenus par des portants servant pour l’essentiel aux entrées-sorties des personnages-types. Un spectacle de Commedia dell’arte, afin de retrouver ce plaisir du jeu simple et interactif, pour transmettre la réjouissante et subversive énergie véhiculée par le jeu masqué de la commedia dell’arte, art fondamental du jeu de l’acteur occidental. Cette forme théâtrale, proche du grotesque de la farce, véritable “bac à sable” de notre enfance, questionne également sur les rapports de pouvoir dans le monde du travail avec la domination exercée par les patrons sur ses ses employés et leurs possibles résistances.

LA VIEILLE
de Daniil Harms
adaptation, mise en scène et jeu Jean-Paul Mura
De l’effondrement...
Selon Camus, l’absurde prend sa source dans « la présence commune de l’homme et du monde » qui l’entoure. Dans ce frottement permanent de l’être et du système dans lequel il tente vainement de vivre. Chez Harms, l’absurde côtoie ce tragique du quotidien jusque dans l’écriture même. Le texte tout comme le héros harmsien arrive à peine à exister. Ça soubresaute, ça hésite, ça se perd en sommeil, en songe, en rêve, en cauchemars éveillés. Ça craquelle, la pensée.

